Vincent Chove

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Rêves

S’engager, mais aussi se mouiller

24 mai 2014
RÊVE 7

Alors que j’étais seul, dans un bureau une pièce assez étroite, tranquille mais un peu sombre, à l’intérieur des locaux assez vastes de ce que nous avons créé il y a plusieurs années, le Groupe Wanadoo, ça y est, c’est mûr maintenant.
J’ai mûri, les choses ont muri, elles se sont faites. Le temps notamment a fait son œuvre, les choses se sont déplacées et elles sont aujourd’hui nettement placées, paisibles et nettes, d’une grande clarté.
Je suis mûr pour m’en aller, pour quitter cet environnement, ce groupe, cette entreprise, tous ces gens.Je partage maintenant cette évidence qui a mûri pour en prendre la qualité, l’exprime avec un très grand calme à mon patron, de retour d’un voyage que j’ai fait aux Etats-Unis récemment et après quelques jours de retour ici, dans cet environnement sombre, vide, où je n’ai pas ma place si je l’ai jamais eue.
Mon patron écoute avec une oreille réellement attentive, celle qui écoute parfaitement l’autre, son chemin, et le respecte avec autant de naturel que la respiration. Je ressens l’accueil de liberté et d’estime que l’on pourrait imaginer évident, naturel, chez un homme qui face à quelque chose qui évoque et porte le sacré le respecterait et le considérerait comme le témoignage du vivant, de ce qui ne peut que vivre parce que c’est la Vie qui se place, émerge et se manifeste, prend forme ou doit pouvoir prendre forme.
Notre échange est très simple, son écoute est aussi simple que complète, comme son accueil. C’est là, il n’y a rien à dire, ni à empêcher. Et pourtant, lui et les membres de la direction du Groupe comptaient pourtant énormément sur qui et ce que je suis. Je les entends d’ailleurs échanger entre eux : Je porte une qualité unique, exceptionnelle, qu’ils nomment, que j’entends à un moment, mais je ne me souviens plus du nom.

Pour autant, je dois partir, les quitter, mon chemin m’appelle ailleurs. C’est la seule chose qui compte, cette nécessité devenue simple, mûre et que je dois mettre en œuvre.

S’engager, mais aussi se mouiller

Charlie Chaplin - Partie 1
8 mars 2014
RÊVE 2

Nous sommes un groupe de jeunes gens avec quelqu’un qui nous encadre je crois, une femme me semble-t-il. C’est une jeune femme, d’une trentaine d’années probablement, anonyme et que je ne visualise pas ici mais qui est sobre, généreuse, bienveillante.
Nous devons faire une improvisation à tour de rôle.
Celui qui se lance là n’est pas moi mais quelqu’un d’assez petit. Il va loin contre un mûr, dos à lui, puis il commence à mimer des gestes, faisant bientôt une avancée vers nous comme s’il glissait avec ses chaussures longues et un peu pointues, en feutre, un peu comme celles d’un artiste du moyen-âge ou celles, noires, de Charlie Chaplin. Il glisse sur une longue surface, comme s’il avait des roulettes, c’est très original et surprenant ! Absolument inattendu, génial, très très artistique et comique ! Comment fait-il !? J’adore !
Puis il revient en arrière, toujours de face par rapport à nous, reculant de la même façon.
Il se met alors à mimer peu à peu dans ses allers et retours des scènes avec de plus en plus de comique, comme s’il devait pourtant peu à peu éviter des gens qui sont postés sur les côtés, aux sortes de piliers qui jalonnent le chemin, des gens qui le menacent ou veulent lui nuire, et cela de plus en plus avec le temps qui passe…

S’engager, mais aussi se mouiller

Charlie Chaplin - Partie 2
8 mars 2014
RÊVE 2

Il accomplit pourtant son improvisation, son mime, en faisant des gestes et en utilisant quelques objets longs et fins qu’il sort de derrière son dos et dans des positions que l’on dirait un peu celles d’un samouraï. C’est absolument remarquable ! Il est surdoué, c’est un virtuose, un génie ! Je le regarde avec enthousiasme et recueillement à la fois en quelque sorte : il est extrêmement agile, complètement désintéressé du regard des autres, totalement engagé à son inspiration très drôle, réellement virtuose, si agile et si souple. Il est hyper original et très drôle !
C’est génial ce qu’il fait ! J Vraiment très subtil ! Il est de la trempe de Charlie Chaplin J
Je me souviens également qu’il porte quelque chose de rouge sur lui, dans ses vêtements je crois, et que le décor porte lui aussi un peu cette couleur vive : les poteaux peut-être ou bien ce que cet homme tient dans les mains peu à peu, au fur et à mesure de son mime et de son improvisation qui est un véritable spectacle absolument hors du commun !
Oui, c’est comme si la couleur rouge devenait peu à peu dominante, comme son génie et l’ambiance de théâtre ou de spectacle. C’est très artistique et ce que réalise cet homme est vraiment génial ! J’adore ça ! :)

S’engager, mais aussi se mouiller

Calvaire de l’énurésie
3 octobre 2010
RÊVE 4

Je suis face à une sorte de wagons à bestiaux, ou de marchandises ; à l’entrée ou à la sortie d’un de ces grands wagons de couleur rouille en métal. L’endroit est éclairé d’une lumière jaune orangée assez chaude. Dehors il fait nuit et il pleut peut-être aussi. C’est l’automne.
J’ai un besoin très longtemps retenu d’aller faire pipi. C’est urgent. Je suis dans cet endroit, face à cette paroi et ces portes coulissantes où il y a tout un système de verrouillages, un cadenas, et un système mécanique qui s’ordonnent précisément les uns après les autres pour en fermer et en ouvrir l’accès.
Quelqu’un vient me voir alors que je suis en train d’essayer d’ouvrir pour pouvoir aller faire pipi. Il vient en me prévenant que je devrais partir vite, que si l’on me prend, je risque d’être fusillé ! C’est en effet une sorte de wagon de déportation. Peut-être sommes nous prisonniers.
Mais j’ai tellement besoin de faire pipi dans cette sorte d’urinoir qui est là, derrière ces portes fermées !... Curieusement, je sais très bien dans quel ordre ouvrir ces systèmes, les uns après les autres. Un savoir précis et inné. Je n’ai aucune peur concernant la façon de les ouvrir puis de les refermer. Curieusement aussi, j’ai la clé du cadenas qui est nécessaire, essentiel dans l’ensemble du système.
Je crois que je me dis que tant pis si je suis pris, j’ai le droit de vivre et de faire pipi. Dans mon souvenir, je peux à un moment faire pipi normalement, enfin, et cela n’en finit plus, je ne peux pas bloquer, ou bien il y en a toujours qui arrive… Je suis calme. C’est ainsi.

Je me souviens que ce wagon est curieusement dans la cale d’un bateau à voile dans lequel je me trouve avec d’autres personnes.

S’engager, mais aussi se mouiller

Partie 1
9 janvier 2010
RÊVE 4

Je suis dans une grande maison avec beaucoup de monde qui vient de partir. On dirait un peu la maison de famille de mes grands-parents maternels, dans l’ambiance que je ressens. Tout le monde vient de partir faire quelque chose, il ne reste que moi et un autre homme.

Je me réveille et ressens par l’odeur qui se dégage que j’ai certainement fait pipi au lit. Je sens le pipi chaud et l’odeur pas agréable ; mais je ressens que je vis alors de façon mécanique, froide, tout en ayant le sentiment de honte. Je vais dans la salle de bains, qui est à côté, l’autre homme ne m’a pas vu et je ne crois pas avoir cherché à m’en cacher particulièrement ; je n’ai pas le choix et ça ne servirait à pas grand chose. Je mets mes draps, mon polo noir en polaire fine que je portais cette nuit et mon caleçon bleu ciel un peu foncé à rayures dans la salle de bains. Non pas dans la machine à laver mais je crois à tremper dans la baignoire. Je n’ai pas encore pris le temps de laver à la main le linge, il faudra que je le fasse car on voit les traces jaunes. Je me sens honteux car je suis un adulte, plus un enfant !...

S’engager, mais aussi se mouiller

Partie 2
9 janvier 2010
RÊVE 4

Soudain, comme si le décor, différent, me donnait l’impression d’être alors dans une autre maison, la question devient : « Mais comment repartir ? ». Je suis assis dans une sorte de kayak je crois, tout nu. Ce n’est pas grave car les pagaies que je tiens à la main cachent mes parties intimes nues. J’avance, je ne sais comment, sur le sol de cette maison dont je traverse une sorte d’entrée, puis une autre en passant par un couloir. C’est assez joli, ancien, cela a du caractère, quelque chose qui ressemble à l’ambiance d’auberges du début du 20ème siècle, avec des petits carreaux, du bois aux pans de mûrs parfois, de la qualité et du confort simple aussi. Lorsque j’arrive à la 1ère entrée, qui marque un coude dans le trajet du couloir vers la sortie de cette maison, je croise des enfants et leurs parents sans doute. Je suis tout en bas, et à contre courant d’eux, ce n’est sûrement pas confortable mais ça ne me gêne pas, j’avance malgré tout.
Pourtant, quelque chose alors m’interpelle : « En arrivant, je serai nu, tout nu ! ». Ce n’est pas possible, ça ne va pas. Non ce n’est vraiment pas possible car je devrai me lever en arrivant, et je ne peux pas être un adulte qui circule tout nu ! Alors je fais demi tour avec mon kayak je crois, je reviens en arrière et attrape ce caleçon bleu ciel un peu foncé à rayures qui est pendu à la poigné de la porte de la salle de bains, en train de sécher, lavé peut-être pas, et je l’enfile. Au moins me dis-je, c’est suffisant pour l’instant. Je mettrai d’autres couches plus tard…

S’engager, mais aussi se mouiller

Du calvaire aux toilettes papales
19 septembre 2015
RÊVE 17

Je fais pipi dans les toilettes du Pape ! Je suis à l’intérieur d’un bâtiment, au rez-de-chaussée. C’est très curieux au fond : elles sont vastes, circulaires et toutes en marbre ou en pierre rouge. L’enceinte est circulaire, vaste car elle doit bien faire quatre ou cinq mètres de diamètre. Et au centre se trouvent ces toilettes anciennes en pierre légèrement en hauteur. Leur forme est très simple : c’est une petite enceinte ovale dans la même pierre ou le même marbre que tout le reste de l’enceinte que l’on dirait presque située en sous-sol tellement c’est beau et sobre, simple.
A l’intérieur de ces toilettes en forme d’ovale, tandis que je suis là, débout, devant, prêt à uriner, je remarque de l’eau translucide au fond. Ce que c’est beau, comme si c’était une source ou une fontaine qui passait là.
Il n’y a pas de relief de cuvette, non, juste cet ovale en pierres de granit peut-être. C’est hyper sobre, romain, et quelle majestueuse pierre en marbre ou en granit rouge dans tout ce lieu extrêmement particulier !
Je comprends que ce soient les toilettes du Pape. Et pourtant je suis là ! Pourquoi, comment !? Ca semble naturel, normal.
Je me souviens qu’à un moment son assistant ou son bras droit, son secrétaire peut-être, vient chercher la cape du pape qui est pendue là. Cet homme descend aussi et a besoin d’être revêtu de sa cape ; il semble qu’ils aillent dehors. M’apercevant de leur approche, je suis alors seulement un peu gêné d’être là. Je ne devrais pas !... Mais si ! Pourtant si !

S’engager, mais aussi se mouiller

Dans les yeux !
31 juillet 2012
RÊVE 12

Deux femmes qui savent se parler et qui ont un « fit » particulier très fort, une très grande sensibilité et le sens de l’engagement surtout, vont faire une démonstration à des élèves de théâtre me semble-t-il, des professionnels qui viennent probablement se perfectionner.
Ce sont deux très belles femmes, l’une plutôt blonde, jeunes, aux sourires heureux, radieux, de leur bouche à leurs yeux. Quelque chose d’authentique, de simple et de merveilleux à la fois émane d’elles. Merveilleux parce que authentique, naturel et vrai ! Vivant !
Je viens de les voir se regarder dans les yeux, loin, en profondeur. Elles ont en effet le sens de l’engagement l’une envers l’autre !
Elles sont dehors, dans un espace ouvert, circulaire et naturel.
Au moment de commencer la démonstration, l’une d’elles, tout en parlant à l’autre, file un peu plus loin, vers les buissons. L’autre l’écoute et lui répond, elles dialoguent mais pas du tout les yeux dans les yeux comme on devait le voir pour apprendre.Et je vois alors soudain dans ces buissons plusieurs oiseaux. Un couple voltiger ensemble, deux oiseaux de la taille de moineaux mais qui sont des oiseaux exotiques, très colorés.
Puis je découvre un autre oiseau un peu caché, que j’essaie lui aussi de prendre en photo. Il a des plumes vertes magnifiques sur le milieu du corps, un vert clair lumineux. Mais je n’arrive pas à le prendre en entier, il a la tête un peu cachée dans de fines branches beiges du buisson et des arbustes.Il y a enfin un autre oiseau, aux plumes orangées, magnifique lui aussi, plus gros, comme le précédent, que j’aperçois tandis que le couple de deux petits oiseaux, qui semblent s’aimer en volant, virevolte en faisant des figures d’une très grande beauté naturelle et d’une étonnante dextérité !

Mais on n’a pas vu ces deux très belles femmes, très vibratoires, plonger leur regard l’une dans l’autre comme c’était prévu. Sans doute parce que ça ne se commande pas : ça doit rester naturel, comme elles !

 

S’engager, mais aussi se mouiller

Navigation en pleine mer - Partie 1
26 septembre 2012
RÊVE 4 à 6

Nous sommes en bateau ! Un bateau à moteur qui monte, qui doit pouvoir monter, qui monte ou qui essaie de monter un endroit dans la mer qui est très haut et très délicat à passer. Un endroit qui est un peu comme la dune du Pyla sur le bassin d’Arcachon, vaste et haut, sauf que là c’est en mer ! Il faut donc un moteur puissant, deux moteurs même, vraiment puissants !

Il fait très beau, très clair. Nous, nous sommes à l’intérieur du bateau, dans la cabine. Je ne vois pas la manœuvre du pilote et nous sommes plusieurs personnes situées à l’arrière du bateau. Nous passons une première fois cet endroit, sans difficulté si ce n’est qu’en montant tout en haut de cette sorte de dune du Pyla mais avec la mer comme matériau, comme milieu, le bateau ralentit de plus en plus : la manœuvre est sensible et délicate…

Le même rêve revient, avec ce même bateau, dans cette mer et cette montée très forte que le bateau essaie de passer et peut passer.

La manœuvre a déjà eu lieu deux fois et ici nous sommes dans les mêmes circonstances, le rêve se reproduit à nouveau. Mais cette fois-ci, j’ai le souvenir du passage !
Le pilote met à un moment une poussée de gaz particulière comme s’il avait peut-être peur qu’une vague déferle de cette gigantesque masse d’eau en forme de grande et vaste dune et qu’on se la prenne dans la figure. Je ne vois rien de ce que lui voit, nous sommes toujours à l’arrière, calmes, vigilants.

S’engager, mais aussi se mouiller

Navigation en pleine mer - Partie 2
26 septembre 2012
RÊVE 4 à 6

Je me demande si c’est très prudent ou non mais je sais que le pilote sait ce qu’il fait, il navigue avec ces éléments, il sent, réagit, anticipe, intuite. Il est au volant et aux moteurs et s’il donne soudain une poussée progressive et finalement significative des moteurs, c’est à dessein !
Je suis assez calme au fond, je suis même calme oui ! Je fais juste remarquer cette poussée vers l’avant de mon corps, de mon buste, un mouvement souple et que je ressens profondément en même temps que la poussée des moteurs…


Nous passons soudain lentement ce sommet de dune de mer, sans écume ni éclaboussures, et nous passons de l’autre côté ! Là la mer est plus forte de l’autre côté. Les vagues ne sont pas très formées mais il y a beaucoup de moutons et beaucoup de vent ! C’est très beau, sauvage, le temps est beau, vif, et le pilote fait attention là de ralentir, les moteurs, leur puissance et notre vitesse, sans doute à cause de la pente et de la mer qui est un peu formée. C’est très juste de sa part.

Il fait très beau, il y a un vrai vent, bon et fort, et je me souviens que l’on a dû passer là pour la troisième fois, sans difficulté et que c’est sans doute une liaison que fait régulièrement ce pilote et qu’il est important d’être prudent.
Mais je réalise alors aussi que l’on est souvent aussi passé là en bateau à voile ou que l’on est toujours passé dans cette zone en hobbie cat ou en catamaran, sans problème. Ce n’est en fait pas la première fois que je passe ici.

S’engager, mais aussi se mouiller

Epreuve, oubli et rencontre
23 mars 2011
RÊVE 4

En repartant du café parisien ou de la brasserie où je me suis arrêté un court moment, je marche dans le large couloir vers le hall du très grand bâtiment pour aller diriger l’orchestre du concert que je donne ; un bâtiment plutôt classe et très sobre, dans lequel je suis, un hall assez ancien et assez luxueux aux mûrs en pierre ou en marbre jaune, avec de larges couloirs et des plafonds hauts.
J’aperçois alors un vieil homme marchant avec sa femme, en couple. Ils sont très beaux, émouvants, très proches, reliés, tendres et libres également. Nous allons nous croiser… Ce vieil homme part soudain devant, quittant alors un moment sa femme pour se diriger sur sa gauche vers les toilettes. Mais en nous croisant, je reconnais cet homme merveilleux : Arthur Rubinstein, à qui je raconte que j’ai perdu mon violon !
Il me dit alors quelque chose comme : « Ce n’est pas grave. Comme ça vous n’avez pas le choix, c’est vraiment l’épreuve, il faut se lancer ! ». Mais je suis paniqué parce que non seulement je n’ai pas mon violon, mais je n’ai pas non plus les partitions, elles étaient toutes dans l’étui de mon violon, avec lui ! Et lui d’ajouter, souriant, joyeux : « Ça ne sera que mieux ! »
Il me parle avec un sourire, une jovialité, un rire bon et plein de vie dans les yeux, pétillants ! Et il commence à faire des blagues, me disant cela en prenant un accent italien ou espagnol et en y mettant le ton ! Je n’ai pas très envie de rire mais c’est gentil, drôle, fin…