Vincent Chove

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Rêves

Larmes d’un pluriel devenu singulier

12 mars 2014
RÊVE 3

Je viens de prendre le télésiège des Molliets, à skis, dans le domaine du Grand Massif près de Flaine et des Carroz d’Arâches. Il fait beau et curieusement il monte tout droit vers la droite et non vers la gauche comme dans la réalité extérieure. Il monte vers les pentes des forêts et de la montagne, pentes qui donnent ensuite sur Flaine, de l’autre côté.
En démarrant tout juste mon périple, je vois alors dans la piste de neige qui passe dessous, dans une neige un peu molle, une neige de printemps, deux enfants. Deux jeunes enfants, de trois ou quatre ans chacun, l’un avec un casque rouge, l’autre avec un casque bleu, deux garçons je crois, comme deux enfants du même âge qui, au même moment, lèvent l’un de leurs deux bâtons de ski vers le ciel, vers moi, comme pour me faire signe.
On dirait deux jumeaux, deux jeunes enfants qui démarrent dans la vie, s’essaient là au ski et à la glisse.
Cela me touche et m’émeut. Ils me sourient et semblent heureux ;)

Larmes d’un pluriel devenu singulier

22 octobre 2015
RÊVE 1 et 2

Je vais vers un cercueil en bois qui est placé dans la terre cendrée, une terre grise légèrement beige avec ce bois brun clair et ancien, celui du cercueil ou de ce qu’il en reste. La boîte est légèrement rectangulaire et elle est ouverte par dessus.
Je m’avance vers elle et m’accroupis doucement en arrivant tout près. Je vois alors une forme toute petite, un peu comme un bébé. Il est recroquevillé sur lui, sur le côté. Il est entièrement gris et on ne distingue qu’une forme humaine, dans une position fœtale.
Je ressens immédiatement une émotion certaine, tout en étant sans voix, seul et silencieux, recueilli…
Le même rêve revient, mais cette fois je vois je crois les os, ou des os. Il n’y a pas de chair sur ce corps. Elle a entièrement disparu…
Thibault est mort depuis longtemps. Mon frère jumeau n’est plus là depuis bien longtemps, c’est ce que je vois. Je ressens alors une émotion intense, une douleur intime et une immense solitude. Je ne peux la partager avec personne d’autre que mon chagrin.
Je suis calme, ému, silencieux. Je vois simplement ce qui est manifeste. Sans voix.

Larmes d’un pluriel devenu singulier

Partie 1
20 juillet 2013
RÊVE 5

J’arrive à proximité d’une église dans laquelle Nathalein est déjà, avec un certain nombre de ses amis apparemment, les Cellier en particulier et les Bartel peut-être aussi.
J’arrive avec du retard même si la cérémonie n’a pas encore commencé car il y a dans cette église une cérémonie qui se termine pour d’autres gens. Ils sont en train de se séparer et s’apprêtent à se dire au-revoir mais ils sont encore ensemble, légèrement dispersés, rassemblant leurs affaires, dans le calme et le recueillement.
Il y a me semble-t-il trois marches à descendre pour pénétrer dans l’enceinte de cette église toute simple et chaleureuse. Puis j’entre dans l’église en arrivant par le côté droit, je me dirige ensuite devant et légèrement vers la gauche. Je vais ainsi retrouver tranquillement ceux qui sont déjà là et qui semblent en partie entourer Nathalein même s’ils sont tous à une certaine distance d’elle. La lumière est douce et chaleureuse et il fait assez clair dans cette église accueillante.
Nathalein se trouve elle au fond, dans une immense douleur et une très profonde solitude, une véritable détresse. Je vais la rejoindre, elle est ma femme et nous sommes un vrai couple, uni.

Larmes d’un pluriel devenu singulier

Partie 2
20 juillet 2013
RÊVE 5

Pourtant je suis frappé de ce que je vois : Nathalein est en sanglots, c’est terrible à voir ! Très émouvant également. C’est très intense comme image et la douleur, les sanglots de Nathalein sont indescriptibles même si elle se tient et reste digne.
Je crois que je me mets à pleurer moi aussi mais je ne sais pas si je ne me force pas un peu, peut-être pour m’aider à ce que les larmes viennent. Pourtant je ne crois pas qu’au fond cela soit forcé et faux, non.
Nous ne pouvons pas commencer la cérémonie tout de suite à cause de ceux qui terminent la leur, sur la droite, tandis que nous sommes situés sur la gauche, dans une sorte de chapelle ou sur le côté gauche du transept.
Mais mes parents ne sont pas encore arrivés, mon père en particulier auquel je pense spécialement. Ils sont peut-être en route je ne sais pas. Même si la cérémonie qui nous réunit n’a pas encore commencé, elle ne va pas tarder du tout et nous ne pouvons malheureusement absolument pas les attendre pour célébrer ce moment très douloureux : il est nécessaire qu’elle ait lieu maintenant, nous ne pouvons pas attendre pour enterrer Thibault, peut-être à cause de la décomposition du corps en cours, je ne sais pas.

Larmes d’un pluriel devenu singulier

Partie 3
20 juillet 2013
RÊVE 5

C’est très délicat de décider cela mais nous ne pouvons vraiment pas attendre, il faut faire cette cérémonie pour Thibault et pour enterrer son corps.

J’ai le sentiment en voyant Nathalein et en ressentant cette ambiance très particulière, très douce mais intensément délicate et douloureuse aussi, que tout se passe comme si Nathalein avait elle même perdu un enfant tellement sa douleur est atroce. A moins qu’elle ne soit en communion directe avec la douleur qu’elle ressent peut-être à la mienne, non exprimée, pour la mort de mon frère jumeau, enfant.

Larmes d’un pluriel devenu singulier

4 août 2011
RÊVE 3

Je ne me souviens plus très bien hélas de ce rêve… Nous sommes dans un bâtiment. Prisonniers.
Il y a quatre fenêtres que je décide d’ouvrir. Je vois aussi des animaux blancs que je libère, pas très grands et très vifs.
Il y a aussi une sorte d’assez grande et épaisse caisse noire en bois, comme ces anciennes valises à costumes qui servaient à voyager sur de longs trajets en bateau au début du 20ème siècle. Mais en réalité c’est un cercueil ! Et en tous cas, c’est l’endroit dans lequel le corps de mon jeune frère jumeau, Thibault, a été mis…
Mais il faut avoir le courage de le mettre dehors, de rendre son corps qui est en train de se décomposer à l’intérieur, à la Nature.
Je suis ainsi en mouvement, dans l’action. J’ai à peine le temps de ressentir les émotions.
Je prends cette valise pas très haute mais assez profonde et je la fais passer par l’une des fenêtres, celle de droite, vers la pelouse bien verte que je vois. Je me souviens qu’il y a aussi la couleur rouge qui domine à l’intérieur de ce cercueil, au fond, tapissé peut-être et enveloppant le corps gris de Thibault.
Je suis très ému par ce que je découvre là mais je n’ai pas de temps pour moi : nous devons sortir de cette sorte de camp de prisonniers, c’est impératif et urgent !

Larmes d’un pluriel devenu singulier

Partie 1
19 octobre 2013
RÊVE 14 à 16

Je vois un paysage clair avec au fond de celui-ci le Kremlin, au loin. Dans ce paysage j’entends quelqu’un, un homme, dire : « Avec Georges, nous avions le désir que chaque être vivant soit unique ! »
Il dit cela avec beaucoup de sincérité et de cœur et je vois tout autour de nous, au loin comme plus proche de nous du monde réparti, dispersé, des gens vivants !
Juste une phrase : « Ne plus manquer à personne… ».
J’entends cette phrase comme étant, malgré l’apparente différence de mise en scène ou de paysage, directement liée intimement au rêve précédent, par un fil invisible mais certain !
C’est comme si cette phrase était spontanément exprimée par Thibault, comme si c’était intérieurement ce qu’il pouvait dire et souhaiter en mourant et en nous laissant…

Larmes d’un pluriel devenu singulier

Partie 2
19 octobre 2013
RÊVE 14 à 16

Il me semble entendre mon frère jumeau, Thibault, parler et souhaiter « ne plus manquer à personne » tout en s’éteignant. Je ressens sa présence et le vois comme s’il s’allongeait dans une tombe ou dans un lit.

Je ressens également la présence de ma mère pas loin, silencieuse et écoutant probablement, presque religieusement, ce qu’exprime Thibault dans son dernier souffle avant d’aller vers le repos…

Je ressens un grand calme, une très grande sobriété des gestes et des paroles, un moment émouvant, d’une simplicité et d’une sérénité inattendues, d’une grande et profonde sagesse aussi…