Vincent Chove

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Rêves

Deuil et vitalité

Partie 1
31 mai 2012
RÊVE 4

Je suis avec mes frère et sœurs et mes parents je crois, quelque part. Ils viennent me semble-t-il à moi ou vers moi, géographiquement, comme pour me dire ou m’expliquer quelque chose.
Nous sommes je crois dans une ville de province. Il fait un peu gris dans le ciel et je les vois dans une ruelle pavée je crois, des pavés gris clair et devenus humides par la pluie fine qu’il y a eu.
Puis ils repartent. Et je vois alors mon père dans sa maison, notre maison d’enfance. Il a creusé ou profité de l’espace creusé sous notre maison, dans l’immeuble où nous résidons. C’est un espace assez petit mais suffisant dont le sol est en réalité un rocher. C’est un rocher noir.
Il a déposé là le cercueil de son fils Thibault, mon frère jumeau.
Mais ce qu’ils sont venus m’expliquer c’est la douleur de mon père (non pas à cause de la mort de Thibault, ça je le sais, mais en raison de la décision nouvelle de la copropriété). La copropriété ou l’immeuble a en effet choisi de récupérer cet espace et de faire sauter je crois ce rocher pour gagner en profondeur, en espace.

Deuil et vitalité

Partie 2
31 mai 2012
RÊVE 4

Mon père se sent totalement seul, il semble l’être : je le vois recueilli, en larmes sans qu’elles ne coulent à flot, très digne, sans un son qui sortirait de sa bouche. Il est sur la droite, debout, face à ce petit cercueil.
Je crois que j’ai du mal en ce qui me concerne à pleurer ou que j’ai quelques larmes. Je me sens distant peut-être par rapport à mon père.
Et j’apprends que Thibault et son petit cercueil tout simple, en bois marron un peu foncé, va être mis dans un « organisme ». Je ressens un endroit comme un exil, un orphelinat, un endroit vaste, un bâtiment ancien du 18ème siècle aux vastes dimensions, élégant, beau et sobre, mais sans personne et anonyme.

Et pourtant au réveil, je ne peux m’empêcher de penser aussi à ce terme : « organisme vivant ». Et cela me donne de la joie !...

Deuil et vitalité

Partie 1
16 janvier 2010
RÊVE 3

Je suis dans une grande église moderne. Il y a plusieurs espaces à l’intérieur, ouverts les uns sur les autres. On y circule de façon fluide. L’espace au-dessus, dans l’église, est très grand en volume et en hauteur. C’est une église moderne avec de la charpente en bois et des madriers très importants. Elle est éclairée de façon lumineuse et chaude. Il y a beaucoup de monde à l’intérieur, assis ou debout, beaucoup. En même temps, des gens y circulent.
C’est une messe pour quelqu’un qui est mort. C’est sans doute la messe d’enterrement de cet homme. Le cercueil en bois clair est là je le sais. Cet homme est connu, il était reconnu, il y a vraiment beaucoup de monde et c’est sobre, simple, dense mais vivant. Personne ne pleure je crois.

Je suis moi dans l’un des espaces ou des chapelles autour ; je circule un peu, mais je ne vois pas le cercueil. Je croise quelques personnes qui circulent aussi. Je suis seul, très seul en fait. Je suis un homme adulte et le cercueil est celui d’une personne adulte, un homme je crois, oui.

Deuil et vitalité

Partie 2
16 janvier 2010
RÊVE 3

Puis à la fin de la messe, les gens vont faire le signe de croix devant ce cercueil. Je sens la longue file qui s’est organisée, tout est calme, serein. Je vais y aller aussi ! Lorsque j’arrive, je crois le dernier ou dans les tout derniers car je ne sais pas si j’ai ma place, si je peux y aller, me voilà faisant moi aussi le signe de croix ; Mais je ne vois pas le cercueil !... Où est-il ? Il est déjà parti !?
Puis dans une dernière scène, je vois soudain dehors, sur le parvis, devant un escalier et une jolie rambarde en fer dans un petit village, authentique, dans cet espace vrai et beau mais aussi trop petit, mon oncle Bertrand B. Il rit. Singulier moment surtout dans ces circonstances !
Il a des yeux pétillants et de même qu’il connaît Johnny Halliday comme son ami ou comme lui-même, il a aussi un lien avec Eddy Mitchel !... C’est un marrant, pas un mourant.
Surtout, quel sourire il a, quel rire, quelle joie de vivre ! Quel original aussi !

 

 Deuil et vitalité

26 décembre 2008
RÊVE 2

Je suis sur une vaste esplanade avec au loin sur la droite la présence en particulier d’un cirque. Mon ex femme, Thalie, fait des anneaux et se lance soudain vers le sol, répétant l’exercice et son plaisir plusieurs fois de suite. Elle est pleine de joie à jouer, comme à ses 20 ans. Balthazar est là et je lui dis alors : « Regarde maman ! ».
J’ai envie qu’il la voie joyeuse et s’amusant, vivante. Même si je n’aime pas trop quand elle se lance depuis les anneaux les plus hauts en se balançant fort, et qu’elle saute très loin devant, jusqu’à moi, car c’est un peu dangereux : elle pourrait se faire mal en arrivant, voir très mal, et me foncer dedans. Mais non, elle maîtrise son saut, elle s’arrête juste devant moi. Je n’ai qu’à lui mettre ma main devant son front.
La scène se passe dans un château, avec beaucoup de monde qui semble se renouveler sans cesse, dès que certains sont partis du centre où se trouve ce cirque, ces chapiteaux.
Il y a une ambiance de fête populaire, très colorée, et très inattendue aussi car il y a beaucoup de scènes de spectacle, des femmes en jupes qui tournent sur elles-mêmes et dansent ensemble en ballet, rapidement, avec vivacité, joie, énergie. Est-ce un peu un ballet de Béjart ? Beaucoup de ces hommes et de ces femmes qui dansent sont arabes, et leurs vêtements pleins d’amplitude et de couleurs comme leurs jupes.

S’il y avait de la musique, cela me ferait penser à l’opéra « l’Enlèvement au Sérail » de Mozart et son extraordinaire fraîcheur printanière !...

Deuil et vitalité

Partie 1
1er mars 2015
RÊVE 8 à 10

Je parle avec une femme, ou plutôt c’est une femme que j’écoute. Je ne me souviens plus hélas du contenu, pourtant très important ! Mon impression est que cet échange est capital !
Elle me parle de ce qu’elle vit par rapport au sacrifice ou à la perte de l’un de ses deux enfants, deux jumeaux. Et je réalise alors de manière soudaine et lumineuse ce qu’elle vit, dans une situation opposée à la mienne et celle de ma mère je crois.
C’est hélas confus mais le rêve était lui d’une telle clarté ! D’ailleurs, cela me parle et m’émeut tellement que je m’assieds à un moment, comme elle, chacun sur une simple chaise, et que je prends alors ses deux mains dans les miennes pour la remercier très chaleureusement de ce cadeau, de ces paroles qui m’éclairent et me libèrent tout autant me semble-t-il.
Cela ne change je crois rien à ma solitude, mais cela éclaire le tableau inverse, quelque chose comme ça, comme la situation contraposée par rapport à la mienne. J’en ressens un profond et immense soulagement ou bien être.

Je me réveille, avec le regret de ne pouvoir me souvenir avec précision et du contexte et du contenu, mais plein du sentiment de ce rêve et de cette femme que je remercie aux larmes, très chaleureusement pour ce qu’elle vient sans le savoir de m’apporter par son témoignage.

Puis je me rendors un court moment au cours duquel émerge un nouveau rêve.

Deuil et vitalité

Partie 2
1er mars 2015
RÊVE 8 à 10

Juste deux mots qui chantent en quelque sorte : « Pays unifié. »

 

Je me réveille brièvement à nouveau puis en me rendormant un moment,

deux rêves surgissent alors :

 

Je vois trois petits visages, comme dans un merveilleux dessin animé, très inventif, coloré, original, et très vif, trois toutes petites têtes très vives, joyeuses et animées, qui virevoltent en quelque sorte et soudain, parmi elles, l’une d’elles qui s’élève avec un visage d’une bonté, d’un sourire, et avec des yeux, deux petites billes noires avec une lumière et un rayonnement merveilleux !
Quel visage lumineux, plein d’amour, généreux et radieux !

C’est un spectacle spontané et qui surgit avec une vivacité extraordinaire, une merveilleuse vitalité, d’une dextérité de mise en scène et de créativité presque fabuleuse, enthousiasmante, comme dans les plus vives scènes de dessins animés ou de films d’animation : avec de l’humour, plein de surprise et de cœur, de créativité et d’originalité ! 

Deuil et vitalité

Partie 1
9 mai 2012
RÊVE 6 à 8

Je vois une cérémonie de deuil. En Inde. Il fait clair et c’est d’une grande beauté !
Un homme est décédé. Sa tête est près de nous et ses jambes droit devant, vers le loin. Il est recouvert de deux larges et longs tissus de soie rouge, un rouge vif et lumineux avec un peu de brocard dessus. Un homme je crois, un brahmane sans doute, officie et agite légèrement par quelques mouvements amples de son bras droit l’un de ces deux tissus, comme pour aérer et servir le corps de cet homme et son souvenir. C’est très calme, lumineux, vivant.
Il y a du monde qui est réuni ici, très peu de monde mais des gens réunis dans l’intimité et placés sur la droite.
J’assiste à cette cérémonie que je regarde avec émotion, comme ces gens qui sont tous assis sur la droite de ce corps et de ce brahmane qui lui est debout.

Je saisis soudain l’appareil photo de Nathalein avec qui je suis, là, et prend alors très rapidement la photo de la scène que je vois. Je shoote, c’est parfait ! Le cadrage, les visages, le contraste entre cet homme qui est mort et qui est recouvert de tissus en soie rouge lumineux sur la gauche, et ces visages lumineux d’enfants je crois, juste à droite. Ils ont eu je crois un sourire et une lumière radieuse qui s’est posée sur eux, une merveille. Quelle émotion et quelle beauté !

Deuil et vitalité

Partie 2
9 mai 2012
RÊVE 6 à 8

L’appareil photo de Nathalein ne fait hélas pas d’aussi bonnes photos que le mien mais j’ai pu prendre et déclencher la photo au moment clé, c’est parfait. Je le sentais qu’il fallait saisir cette scène, qu’il se passait quelque chose ! J
Je vois à un moment des sœurs Indiennes. Nous sommes toujours à cette cérémonie silencieuse et de recueillement, intime et calme.

Ces femmes religieuses sont jeunes, belles, coiffées de manière originale et un peu à l’ancienne avec ces larges bords de chaque côté, mais sobres et plus petits. Elles ont la peau hâlée et plutôt claire et les cheveux noirs soyeux et si fins… Quelle beauté !

Elles sont en prière devant ce mort. Elles sont regroupées là un peu plus loin que les autres personnes du groupe, près des pieds et des jambes de cet homme décédé. Elles sont réunies toutes ensemble et sont une douzaine environ. Quelles belles femmes et quelle belle scène !

Deuil et vitalité

21 octobre 2010
RÊVE 6 et 7

J’arrive avec une femme mûre que je ne connais pas, dans un village. Je voudrais envoyer des cartes postales, beaucoup, à beaucoup de personnes que je connais semble-t-il. C’est un beau et simple village. Riche, vivant.Nous entrons dans un magasin qui doit être une sorte de boutique à tout vendre ou de bazar où l’on trouve de tout. Nous pourrons certainement trouver ici les cartes postales que j’ai envie de choisir et qu’il me semble devoir envoyer.
Nous montons cette femme et moi l’escalier en bois, puis nous tournons à droite. Curieusement c’est un restaurant ! Un peu froid, un peu trop moderne aussi, et dans un ton gris. La femme avec qui je suis va plus à droite encore, au fond, et j’aperçois au moment où elle se penche arrivée ici à une boutique que je ne vois pas, qu’elle porte de hauts talons aiguilles, très bien faits, très attirants pour moi, avec cette couleur argentée peut-être et non en bois. Des chaussures très élégantes dans leur forme, noires, et sous une longue robe noire qu’elle porte et qui cache ses chaussures dont je viens d’apercevoir l’une d’elles. Puis elle s’assied et prend alors un bas en soie noire, très fin, qu’elle va essayer.
Je comprends alors que je dois la laisser, et je m’en vais. Je cherche je crois ces cartes postales mais l’envie n’y est plus peut-être ou bien la motivation, le besoin ont disparu ou faibli.
J’entends le passage particulier et précis du chant d’une femme, avec un orchestre simple et réduit, très expressif, dans une ambiance intime. C’est très simple et très beau, émouvant ; elle dit quelque chose de particulier, d’important, avec quelque chose de triste, comme lié à un deuil peut-être, mais aussi quelque chose de vivant, de vibrant et qui a du rythme.

Deuil et vitalité

22 septembre 2015
RÊVE 4

Il fait clair et je vois des prêtres, trois hommes, qui viennent mettre des torches dans ce qui pourrait ressembler à la fois à une crèche et à la scène de la mort du christ en croix : c’est vivant, original, vraiment très original, coloré aussi.

Ils apportent en effet des torches ou des cierges dans des sculptures en bois brut, inclinées, claires mais aussi avec de la couleur rouge rosée, très belle. Comme si cela créait à la fois la crèche et la scène de la mort du christ sur sa croix. C’est extraordinairement sobre et essentiel, vivant et original ! C’est réel, au contact !